On nous cache tout, on nous dit rien.

usa-europe-france-geopolitics-620x425En 1966 Jacques Dutronc chantait : « On nous cache tout, on nous dit rien ». On pourrait penser qu’aujourd’hui avec la facilité d’accès à l’information grâce à Internet, on est au courant de tout. Et bien non, Hollande réussit à enfumer les français et à cacher les informations primordiales pour notre avenir. Depuis 2012 qu’il est à l’Elysée, deux traités importants sont en discussion entre l’Union Européenne et les Etats-Unis, le TAFTA ou traité de commerce transatlantique et le TISA ou ACS concernant les services publics et privés. Or Hollande, depuis 2 ans et demi, n’en a jamais parlé, sauf une seule fois à Washington pour promettre à Obama son allégeance et la promesse de signer l’accord TAFTA rapidement. Un autre traité, dont personne ne parle, est aussi en discussion depuis 2012 et sur celui-ci, c’est le black-out total, on en connait quelques lignes, depuis peu, grâce à Wikileaks qui vient d’en dévoiler sur Internet un partie des discussions. Ce traité est important pour les américains qui entendent tout bonnement démanteler les services publics en Europe. Hollande fait un très mauvais calcul en gardant le silence, sa technique de l’enfumage à ses limites. Autre domaine qui touche moins les français, c’est l’Internet des savanes. Outernet arrive dès cet été et entend, à terme, tuer Internet grâce à la gratuité de l’information, oui… mais quelle information quand on sait qui est aux manettes de ce nouveau média : le chef d’orchestre s’appelle Georges Soros.

Outernet, la belle escroquerie

Comme ceux qui me lisent le savent, je vis au Brésil dans un coin reculé et je me connecte à Internet par le réseau des téléphones cellulaires (pas de vitesse, limitation à 5GBits par mois et quasiment impossible de charger la moindre vidéo). Quelle joie d’apprendre il y a quelques mois que Google, Facebook et d’autres avaient prévu de couvrir les zones du monde peu habitées par des relais Internet placés en orbite au moyen de satellites ou de ballons sondes. Cette semaine, je reçois un courriel m’annonçant que les essais d’Outernet débutent dès cet été accompagné d’informations sur son fonctionnement. Surprise, je découvre qu’Outernet n’a rien à voir avec Internet car le système ne permet pas de naviguer sur les sites de son choix car ceux-ci sont sélectionnés pour vous et d’autre part, impossible d’adresser des mails. En recherchant sur Google, on découvre que le propriétaire d’Outernet est une organisation américaine à but non lucratif « Media Development Investment Fund », qui a été financée en partie par Georges Soros (Voir: Il faut sauver le soldat Dollar !). Georges Soros est ce financier américain, ami de Rockfeller et Rothschild, qui a été le principal soutien des milices ukrainiennes qui ont renversées le gouvernement de Kiev en fin 2013.

Le crédo d’Outernet est : « le droit à la connaissance est un droit fondamental » et ses fondateurs espèrent donner accès à leur système à 40% de la population mondiale. Ils ont même le culot d’annoncer un projet révolutionnaire qui outrepassera la censure et parlent d’ accès universel à l’information. Ainsi, si l’on en croit leurs dires, les Nord-Coréens et les Chinois pourront se connecter à Outernet via n’importe quel smartphone ou ordinateur. En réalité, Outernet est un système de satellite TV, on changera de site Internet comme on passe d’une chaine à l’autre sur sa Télévision. On l’a bien compris, le but de Soros est de faire passer ses idées et ainsi éviter la censure des états. Avec la gratuité, il va attraper de nombreux gogos, ici au Brésil, beaucoup d’analphabètes ne mangent pas à leur faim, mais dépensent leur « Bolsa familiale » (équivalent du RSA) dans la Cachaça (alcool de canne) ou dans l’achat d’une télévision ou d’un smartphone.

Outernet devrait être entièrement opérationnel dès le mois de juin 2015. Comme le disait Jacques Attali, Internet est dangereux car il permet un accès trop libre à l’information ; avec Soros et ses amis, nous aurons droit à quelque chose de parfaitement dirigé.

Entend-tu, petit somalien, tibetain opprimé, érythréen affamé, demain, tu continueras à avoir faim, à devoir faire des kms pour ramener 2 jerrycans d’eau croupie à la maison, mais pendant ce temps, tu pourras lire sur Wikipedia quel grand homme est ce philantrope de Georges Soros, lire les infos sur les amours de Culbuto et voir les résultats des matches de foot sur Google News. C’est un peu le retour des radios grandes ondes des années 70.

Diffuser de l’information depuis l’extérieur d’un pays, ça existe depuis… La radio ! C’est sur qu’Internet fait peur à nos dirigeants, voire même à Soros. Big brother est de retour et en plus c’est gratuit !

Sinon, vous avez le droit de gober.

Qu’est-ce que TiSA ? Encore un traité négocié en catimini

Hollande ne sait plus quoi nous annoncer, la croissance de la France est en berne, l’inversion de la courbe du chômage est oubliée, ses visions sur le retournement de l’économie sont évanouies, même ses pactes (Simplification, compétitivité, Responsabilités) sont tous au point mort. Heureusement qu’il y a les problèmes à L’UMP, la Coupe du monde de foot et les vacances, de cette manière, les français vont peut- être oublier. Pourtant, il ne peut pas ne pas être au courant de ce complot tramé par les Etats-Unis sur les services publics et qu’il cache aux français depuis 2 ans et demi ! On vient d’en découvrir la partie financière grâce à WikiLeaks qui vient de publier le projet de texte secret pour le commerce des services (TISA).

Si les contenus des négociations du Traité transatlantique (TAFTA) (voir : Comment Obama va couillonner Hollande et l’Europe) sont partiellement connus grâce à des fuites, on ne sait pratiquement rien de concret sur ce traité TiSA. Encore un accord traité EN SECRET dans votre dos. En février 2013, la Commission européenne demande au Conseil des États membres, de donner le feu vert aux discussions. Le 18 mars 2013, le Conseil de l’Union européenne, réuni en session « Agriculture et Pêche », donne mandat à la Commission pour négocier, au nom de l’UE, un accord plurilatéral sur le commerce des services avec les Etats-Unis et une vingtaine d’autres états. Ce mandat n’a jamais été publié !

Le parlement européen n’est saisi que 4 mois plus tard, soit en juillet 2013 et malgré les reproches fait au Conseil par les eurodéputés pour avoir accordé un mandat sans prendre en compte leur avis, les parlementaires l’ont validé par 526 voix pour et 111 contre avec pour la France, les voix du PS et de l’UMP. Les parlements nationaux et le public sont tenus dans l’ignorance la plus totale, seules les grandes entreprises et les organisations patronales, comme le Medef, sont étroitement associées aux négociations et accèdent aux informations. Le projet a été classé secret et pas seulement pendant les négociations, mais aussi pendant cinq ans après l’entrée en vigueur de la TISA. Un déni de démocratie !

Vous n’avez pas aimé le traité transatlantique, vous allez détester TISA !

Ce traité appelé TiSA, en anglais, (Trade in Services Agreement) ou en français (Accord sur le Commerce des Services) (ACS) vise une libéralisation totale du marché des services, qu’ils soient publics ou privés. Il a été lancé à l’initiative des Etats-Unis et de l’Australie en 2012 entre une cinquantaine de pays (dont l’Union Européenne). Il fait suite au blocage des négociations du cycle de Doha de l’OMC, et ces 50 pays, une fois l’accord conclu souhaitent l’imposer à la totalité des pays de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC),

Bien que rien ne soit officiel, voici ce qui pourrait nous tomber dessus:

  • Les États signataires du traité ne seraient plus autorisés à légiférer pour limiter les transactions financières internationales.
  • L’ouverture à la concurrence internationale de tous les services et renoncement des états à toute protection des fournisseurs de services locaux privés ou publics.
  • Si des services privés existent à côté de services publics (par exemple hôpitaux, écoles), les deux auront droit aux mêmes subventions.
  • Mise en concurrence des services publics, de l’eau, de l’éducation ou de la santé, la fin de la régulation des marchés financiers et de la protection des données des citoyens.
  • Empêcher toute intervention publique dans les domaines : éducation, transports, poste et télécommunications, services de comptabilité et d’audit, ingénierie et logistique, santé, assurance, nouvelles technologies et transferts de données, recherche, banque et services financiers… Objectif : ouvrir encore davantage les services à la concurrence internationale.
  • Interdire toute intervention des États dans certains domaines, comme la sécurité des travailleurs, l’environnement ou la protection des consommateurs,
  • Verrouiller les privatisations et obligations de neutralité économique pour les états. Tout soutien financier apporté aux services publics devrait être ouvert au secteur privé. Ainsi, une université américaine qui veut s’établir en France pourra demander un financement du même niveau qu’une université publique d’état, aux frais du contribuable.
  • Pourraient être concernés par la mise en concurrence avec le privé, les procédures d’autorisation et d’octroi de licences (permis de construire, de conduire,etc….), les services internationaux de transport maritime, les services de technologie de l’information et de la communication (y compris les transferts de données transfrontaliers), l’e-commerce, les services informatiques, les services postaux et de messagerie, les services financiers, le mouvement temporaire des personnes physiques, les marchés publics de services, (passeports, carte d’identité,etc….).
  • Au nom de la libre concurrence les monopoles comme les systèmes publics de Sécurité sociale, assurance chômage pourraient être démantelés ou mis en concurrence. Les cotisations publiques ne vont pas disparaitre pour autant car il faudra toujours prendre en charge les plus pauvres (CMU, RSA, etc…)
  • Un géant de la fourniture d’eau, du gaz ou du transport ferroviaire étranger, aurait ainsi le droit de s’installer en France. Il pourrait aussi exiger de bénéficier de subventions d’un montant égal à celles versées par l’État à ses concurrents.
  • Le retour à une nationalisation ou une municipalisation d’un service public privatisé serait strictement interdit. Ainsi, deviendrait-il impossible comme à Paris, une municipalisation de l’eau, après la gabegie et l’explosion des factures des particuliers provoquées par les requins de la Générale et de la Lyonnaise des eaux.

En clair, vos enfants pourraient étudier dans une école privée qui s’occuperait plus de vendre les marques de ses sponsors que de faire leur éducation.

Pourquoi devrait-on obéir aux américains ?

Les américains bavent d’impatience de voir les traités TAFTA et TISA signés par leurs partenaires européens. Il faut dire qu’avec des hommes en place, comme Junker et Hollande, deux bons toutous, prêts à tout ratifier ce que leur demande Obama, c’est presque dans la poche. Ainsi la chambre de commerce américaine évalue rien que le marché accessible des services à 1400 milliards de dollars !!! Les multinationales américaines n’attendent plus que le feu vert pour envahir l’Europe. Un accord tellement palpitant qu’il pourrait doubler les exportations de services des États-Unis, soit un gain de 3 millions d’emplois (Les Etats-Unis souhaitent abolir toute préférence nationale en matière d’emplois ).

Comment en est-on arrivé là ? La démocratie est morte, tout se fait dans le dos des peuples. Pour le TAFTA, on nous promet que l’accord devra être validé par les parlements européens et nationaux. Mais ce qui est inquiétant, rien de tout cela n ‘est prévu pour le TISA. Le document que Wikileaks a publié nous informe que cet accord doit rester secret pendant 5 ans après sa ratification. Comment le tribunal arbitral américain (le même que pour le TAFTA) va t-il pouvoir condamner un état ou un département ou une municipalité sur une infraction à un traité dont le contenu est inconnu. Il va falloir trouver des arguments juridiques vachement tordus. Le plus grave, c’est que ce traité TISA, bien que l’on ne sache rien d’officiel pourrait être mis en en application dès 2014, alors, c’est même peut-être déjà fait !

Cela s’appelle un complot. Si Hollande pense que les Français vont accepter sans broncher le démantèlement du service public, il fait un très mauvais calcul. La technique du fait accompli a ses limites, parce qu’il y a bien un moment où ça va finir par se voir.

C’est quoi cette démocratie ?

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Et 1…, et 2…. et 11 milliards, Vive la Coupe Mc Do, Coca, Budweiser !

footageJe n’ai jamais assisté de ma vie à un match de football et ne suis jamais allé dans un grand stade, mais en ces temps de Coupe du monde de football et habitant le Brésil depuis plusieurs années, il faut quand même que j’en dise deux mots. Dilma Rousseff, la présidente brésilienne, a donné les pleins pouvoirs pendant un mois à Sepp Blatter, le président de la FIFA. Comment en est-on arrivé à ce que des associations sans but lucratif aux statuts d’amicales boulistes (CIO, FIFA), imposent leurs lois aux pays hôtes des grandes compétitions sportives comme la Coupe du Monde de football, dont le nom a été américanisé depuis qu’elle a été organisée en 1994 aux Etats-Unis « World cup FIFA ». Que ce soit la FIFA ou le CIO, ces associations, imposent des lois spéciales qui leur permettent de quasiment gérer le pays dans lequel ont lieu les compétitions. Elles brassent pourtant des fortunes et ne payent aucun impôt.

 

La FIFA comme le CIO sont des associations sans but lucratif, basées, comme la plupart des fédérations sportives internationales, en Suisse, bien que toutes les deux aient été créées en France au début du siècle dernier. Elles sont protégées par les lois suisses et n’ont aucun compte à rendre et ne payent aucun impôt. La FIFA emploie environ 300 personnes et aurait réalisé en 2012 un bénéfice de 89 millions de dollars. Ses réserves financières, sur lesquelles elle n’est pas imposable du fait de son statut, s’élèveraient à 1,378 milliard de dollars. La FIFA est depuis quelques mois accusée de corruption pour l’attribution des Coupes du monde 2018 et 2022 à la Russie et au Qatar. Mais, le vrai scandale est surtout la manière dont elle conçoit l’organisation en mettant sous sa coupe le pays organisateur.

Le Brésil aux ordres… de la FIFA

Comme le disait Jérôme Valcke, secrétaire général de la FIFA, « Je vais dire quelque chose de fou, mais un moindre niveau de démocratie est parfois préférable pour organiser une Coupe du monde. Quand on a un homme fort à la tête de l’État qui peut décider, c’est plus facile pour nous les organisateurs. » L’organisation a imposé au Brésil un régime d’exception draconien : exonérations fiscales pour la FIFA et ses partenaires commerciaux, engagements sur la construction des stades et des équipements sportifs pour les entrainements des équipes, liberté totale sur l’exportation des devises et sur la conversion des devises, pas d’obligations de visas pour le personnel lié à l’évènement, dérogations au droit du travail, délimitation de zones commerciales exclusives pour les multinationales sponsors, protégées par une police des marques, mise en place policière et militaire à la charge de l’état au profit de la manifestation, …etc.

La FIFA a imposé sa loi au parlement brésilien

Une loi spéciale a été créée en mars 2012 juste pour la durée de la compétition. La Fifa s’est donnée le droit de vendre des billets sans pratiquer de demi-tarif pour les étudiants et les retraités, par exemple. Mais surtout, elle a obtenu l’autorisation de vendre de l’alcool dans les stades (interdit depuis 2003 dans les stades brésiliens) afin de satisfaire son partenaire américain Budweiser. Mais ce n’est pas tout, une zone commerciale exclusive est déployée dans un rayon de 2 kilomètres autour des stades, il est impossible pour les boutiques situées dans ces périmètres de commercialiser des produits autres que ceux des partenaires officiels (Mc do, Coca Cola, Budweiser, Visa). Cela concerne quelques 300.000 vendeurs qui sont contraints de fermer boutique, s’ils n’acceptent pas les règles de la FIFA.

Grâce à cette « Lei Geral da Copa », la Fifa bénéficie d’exonérations fiscales pour elle et ses sponsors et a obtenu la mise en place de tribunaux d’exception, pourtant contraire à la constitution brésilienne, comme elle l’avait obtenu en 2010 en Afrique du sud. Pour des raisons de sécurité, les habitants vivant dans un rayon de 1 km autour du stade doivent solliciter des accréditations pour rentrer chez eux. Cette restriction de la liberté de circulation est-elle légale ?

De son côté, l’Etat fédéral brésilien se porte garant sur le plan financier, notamment pour la construction et la rénovation des 12 stades, du règlements des factures à la charge du contribuable brésilien.

Le gouvernement brésilien s’est mis à genoux devant la FIFA et son sponsor Budweiser qui lui verse 25 millions de dollars par an de « pots de bière » jusqu’en 2022. Enfin on est soulagé que la Coupe du monde ne soit pas sponsorisée par la cocaïne et les marchands d’armes.

On comprend que les brésiliens pètent les plombs!

Non seulement la FIFA part avec la caisse, mais laisse derrière elle… des lois qui risquent de perdurer.

La coupe du monde est une façade

Depuis décembre 2008, les forces de polices militaires (UPP) ont envahi les favelas de la zone sud de Rio. Médiatiquement, il s’agit d’une guerre contre les narco-trafiquants, en réalité, il s’agit de chasser ses habitants pour laisser la place aux promoteurs immobiliers. Les favelas sont des collines au fort potentiel touristique.

Derrière la FIFA et la coupe du monde, il y a la haute finance (toujours les mêmes) et notamment les magnats de l’immobilier intéressés par les terrains occupés par les favelas (bidonvilles). Les personnes qui ne connaissent pas le Brésil doivent savoir que, contrairement à la France ou les bidonvilles sont relégués en banlieue, ici au Brésil les favelas jouxtent les quartiers les plus chics de Rio, Sao Paulo ou Salvador de bahia. Les habitants les plus pauvres ont été attirés par les villes ou ils peuvent trouver du travail et ils se sont installés sur des terrains très difficiles d’accès et inconstructibles.

Le Brésil n’a pas mégoté pour accueillir le Mondial, 12 stades ont été rénovés ou sont sortis de terre ainsi que des travaux d’infrastructures, notamment dans les transports, ont été réalisés. Pour faire ces travaux, les autorités brésiliennes ont procédé à des expulsions forcées des favelas. Leur projet initial était de nettoyer rien que 119 favelas à Rio de Janeiro avant la fin 2012. Cela fait les affaires des magnats de l’immobilier, qui, dit-on, financent la police militaire (UPP) chargée de ce nettoyage. Ici, la police tire avec des balles caoutchouc sur les manifestants, mais à balles réelles dans les favelas.

Les événements sportifs deviennent aujourd’hui le prétexte de vastes opérations qui s’apparentent souvent à un nettoyage urbain, dont les plus pauvres se retrouvent les victimes, comme à Sotchi, en Afrique du sud ou ici au Brésil, ou l’ONU estime à 150.000 les familles qui ont été expulsées dans les villes qui abritent le Mondial. Des violations directement liées aux exigences de la FIFA et du CIO, qui selon le rapport du Centre for Housing Rights and Eviction (COHRE) auraient entraînées, entre 1988 et 2008, l’expulsion directe ou indirecte de deux millions de personnes, dont la moitié rien que pour les JO de Pékin.

La lutte contre les « narco-trafiquants » a bon dos

Le Dr Socrates, ancien grand joueur de la sélection brésilienne, avait déclaré dans une interview sur une grande chaine brésilienne, peu de temps avant sa mort en 2011, que les Jeux olympiques et la Coupe du monde étaient la plus grande blanchisserie d’argent sale provenant du trafic de drogues et d’autres contrebandes. Tout cet argent n’étant pas taxé et ses transferts non controlés vers la Suisse permettent effectivement de se poser des questions. Depuis décembre 2008, les forces de polices militaires (UPP) ont envahi les favelas de la zone sud de Rio. Médiatiquement, il s’agit d’une guerre contre les narco-trafiquants, en réalité, il s’agit de chasser ses habitants pour laisser la place aux promoteurs immobiliers, car les favelas sont des collines au fort potentiel touristique.

 La coupe du monde au Quatar aura t-elle lieu ?

Les Etats-Unis seraient-ils le plan B de la FIFA, après les rumeurs d’annulation pour cause de corruption et de fortes températures, certains médias avancent que la Coupe du monde 2022 serait transférée aux Etats-Unis. La Fifa a une prédilection, ces dernières années, pour les pays émergeants pour lesquels il semble plus facile d’imposer leur stratégie de machine à fric. Le Brésil accueille la Coupe du monde 2014 et les JO 2016 ; la Russie, les JO d’hiver 2014 et la Coupe du monde 2018 ; la Chine les JO 2008, l’Afrique du Sud la Coupe du monde 2010, le Qatar la Coupe du monde 2022. À quoi s’ajoutent les Jeux du Commonwealth organisés en Inde en 2010. La Corée du Sud accueillera les JO d’hiver 2018 et le Japon les JO d’été 2020. Mais, s’il y a un raté, les Etats-unis présentent de gros avantages, les stades et les infrastructures sont déjà en place.

Je pense qu’il faut arrêter de fantasmer, le Mondial 2022 aura lieu au Quatar , ils achètent tout. Ils ont la F1, les tennismen vont tous participer au tournoi ATP richement doté. En 2015, le championnat du monde de Hand-ball se jouera au Quatar et personne ne s’offusque de tout cela.

La FIFA a réussi à introduire la bière de son sponsor Budweiser au Quatar, pays ou l’alcool est interdit. Ils ne l’ont pas fait avec des des pots de vins…….mais avec pots de coca !

Qui est derrière la Fifa ?

La FIFA est une façade de sociétés et de banquiers qui volent et cassent la souveraineté des pays qui accueillent la Coupe du Monde. Ce n’est pas la Coupe au Brésil, mais la Coupe de la FIFA et cet événement sert surtout à faire des milliards en allégements fiscaux.

Serait-ce pour aider la finance que Hollande avait de nouveau relancé l’idée, il y a quelques mois, des jeux olympiques dans la capitale française. Avec ce que l’on découvre sur ce que sont réellement ces associations (soit-disant sans but lucratif) telles que la FIFA et le CIO, il est clair que la France n’a pas besoin de cela dans l’état ou est son économie. Heureusement, Hidalgo, la maire de Paris ne semble pas favorable. On se rappelle que l’organisation des jeux olympiques à Athènes en 2004 qui devait coûter 4 milliards d’euros ont atteint, en réalité les 20 milliards, et a été un des facteurs qui ont mis la Grèce sur la paille.

Qui profite de tout cela? Les politiciens, les entrepreneurs et des sociétés comme Coca-Cola, Visa, Mac do, Budweiser, toutes américaines et toutes d’un pays ou le football est loin d’être le sport roi.

 

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Il est l’or de se réveiller, le monde a 100 000 milliards de dettes.

2014 - 112Au Brésil, nous ne recevons aucune télé française à part la chaine de gauche TV5Monde. Cette semaine, l’historien de Télé-matin, vous savez celui qui ne se sépare jamais de son nœud papillon, nous a raconté l’histoire de l’or de la Banque de France disparu avant-guerre. Et bien, contrairement à ce que j’ai écrit à deux reprises, non l’or n’a pas été caché par les Rothschild dans les coffres de la Federal Reserv à New York, non le général de Gaulle n’aurait pas pu récupérer tout cet or aux Etats-Unis à la fin des années 60. Ce grand historien nous apprend en effet que cet or n’est jamais allé à New york, mais qu’il a été placé tout bonnement à la Martinique. Et dire que l’état français cherchait partout depuis le milieu des années 30 où était passé cet or, il suffisait de le demander à Télé-matin. La Coupe du monde de foot vient de commencer cette semaine, dès le 1er match on sait qui doit la gagner à tout prix. La FIFA a donc donné ses ordres aux arbitres, il faut absolument que le Brésil gagne pour anesthésier les manifestants qui veulent gâcher la fête. Ne riez pas car en France nos gouvernants utilisent les mêmes procédés. Vous allez tout oublier pendant les trois prochains mois avec le foot, suivi du Tour de France et du mois d’août. C’est à la rentrée de septembre que les mauvaises nouvelles vont tomber et que vous allez commencer à entendre parler du « reset » la remise à ZERO de la dette en ponctionnant les comptes bancaires des français.

 Ou est passé l’or de l’Ukraine ?

Quand un pays devient une « démocratie », les Etats-Unis ne sont pas loin et ils sont très généreux comme en Ukraine où ils viennent de mettre à disposition un avion-cargo pour que la nouvelle équipe dirigeante qu’ils ont mis en place puisse mettre à l’abri le stock d’or dans un endroit plus sécurisé, comme par exemple les coffres de la Fed (banque centrale américaine appartenant à Rothschild et Rockfeller). Mais attention, c’est juste pour mettre l’or à l’abri des convoitises russes.

Le 7 mars dernier, les réserves d’or ukrainienne (40 boîtes scellées) sont arrivées à 2 heures du matin à l’aéroport Borispol de Kiev dans des fourgonnettes non immatriculées et ont été chargées dans un avion cargo sans identification. L’avion a immédiatement décollé vers les Etats-Unis. Des témoins de la scène se sont alors adressés aux autorités de l`aéroport et on leur a fortement conseillé de ne pas mettre leur nez dans cette affaire. Les américains ont aidé l’Ukraine depuis 2009 en versant 5 milliards de dollars afin de destabiliser l’ancienne équipe dirigeante jugée trop proche de Moscou. Voilà une façon de rentrer dans ses frais, rien n’est gratuit avec Obama.

 C’est la course pour récupérer l’or

En 2011, le Vénézuela a rapatrié ses réserves d’or déposées à l’étranger soit 211 tonnes pour un montant de 11 milliards de dollars. 80 % de ces stocks se trouvaient dans la Banque d’Angleterre. En octobre 2012, l’Allemagne (qui détenait en 1998 seulement 2% de son or sur son sol) a pris un accord avec la Federal Reserv américaine pour récupérer les 674 tonnes d’or que les américains détiennent d’ici à 2015. Mais la FED fait obstruction, en 2012, l ‘Allemagne n’a récupéré seulement que 5 tonnes et 37 tonnes en 2013, soit bien moins que les 84 tonnes qu‘elle devrait recevoir annuellement pour que l`objectif des 674 tonnes soit atteint.

Depuis, les allemands ont revu leur demande à la baisse, ils ne demandent plus que 300 tonnes avant 2020 et ils espèrent récupérer ainsi 30 à 50 tonnes par an. Comme on le voit quand il s’agit de mettre dans les coffres américains l’or ukrainien, tout est beaucoup plus facile que dans le sens inverse. Les allemands ont, semblent-il, de moins en moins confiance dans les banques centrales américaine et britannique et ils espèrent récupérer 50% des 3400 tonnes d’or d’ici 2020. Aujourd’hui, 674 tonnes de l’or allemand est aux Etats-Unis, contre 930 tonnes à Londres et une grande quantité est également à la Banque de France, mais le rapatriement concerne aujourd’hui uniquement le stock détenu aux USA, preuve que les américains inspirent une certaine méfiance.

Le phénomène n’est pas nouveau, le Général de Gaulle, après avoir récupéré l’or de la France caché avant guerre aux Etats-Unis par les Rothschild dans les coffres de la FED, exigea en 1969, alors que l’once d’or était au plus bas à 35 dollars, que le trésor américain paye en or les excédents de réserves en dollars. Les États-Unis perdirent ainsi 10.000 tonnes d’or à cause de pays comme la France et les Pays-Bas qui retournaient leurs réserves excessives de dollars. C’est à ce moment que le président Nixon décida la fin de la convertibilité du dollar sur l’or en 1971. La crise du dollar commença et elle fit monter l’or à 880 dollars l’once en 1980. Un tour de force que les américains n’ont pas pardonné au général de Gaulle.

 Les américains, pas si bien lotis qu’ils prétendent

La situation économique et financière aux Etats-Unis est explosive, les 25 plus grandes banques américaines ont un bilan catastrophique (elles ont 212.525 milliards de dollars de produits dérivés en 2013 alors que leurs avoirs ne sont que de 8.900 milliards soit ratio de 1/24 ! ). La dette au niveau global (État fédéral, États fédérés, local), dépasse 56.000 milliards de dollars alors qu’au début des années 1970, elle était de moins de 2.000 milliards de dollars, soit une multiplication par 28 en un peu plus de 40 ans ! Rien que lors de son 1er mandat, Obama a accumulé des dettes dépassant celles accumulées par les 42 précédents présidents américains, de George Washington à Bill Clinton !

47 millions d’Américains dépendent des coupons alimentaires alors qu’ils n’étaient que 32 millions au moment de la 1ère élection d’Obama. La baisse du chômage US en décembre de 7 à 6,7% s’explique par la sortie des statistiques de 917 000 chercheurs d’emploi découragés. Si on refait le calcul depuis 1994, le taux de chômage aux Etats-Unis devrait avoisiner les 20%.

Tout cela explique le forcing et les méthodes expéditives des américains sur la Russie, sur le traité transatlantique….. Leur dernier méfait est le blocage du projet South Stream, un gazoduc de 930 kms , de la Russie à l’Italie, qui doit passer par la Bulgarie pour fournir à l’Europe 30% de son énergie. Les sénateurs américains Ron Johnson, John McCain et Chris Murphy, sont venus exiger du 1er ministre bulgare, Plamen Oresharski, qu’il en stoppe la construction. Et Barroso, pour appuyer les Etats-Unis, vient d’entamer une procédure de l’UE contre la Bulgarie. Tout cela pour que les géants pétroliers américains nous vendent leur gaz de schiste. C’est un comportement de voyou et cela montre qu’ils sont aux abois.

De Gaulle avait refusé de célébrer le débarquement du 6 juin 1944, on commence à comprendre pourquoi.

Accord européen sur les bail in

Il y a un an, Après la crise chypriote, Christine Lagarde avait proposé la mise en place d’une taxe de 10% sur les dépôts bancaires des clients afin de sauver les banques. Ce qui avait l’air de n’être qu’une simple proposition est devenue une directive européenne qui vient d’ être ratifiée par le Parlement européen le 11 décembre dernier, sous les applaudissements des députés européens, mais dans l’indifférence des médias. Cela s’appelle le bail-in ou ponction sur les comptes bancaires des clients, le bail-out étant le ponctionnement des contribuables. Les fonctionnaires européens viennent d’instituer la possibilité et même l’obligation de ponctionner sur les comptes bancaires des déposants en cas de faillite ou de difficultés. La difficulté se définit, par exemple par une chute de 40% des marchés financiers (Depuis l’an 2000, il y a eu 2 fois des chutes supérieures à 50%).

On doit cette directive à Michel Barnier (UMP) assisté de son conseiller spécial, l’ancien communiste rédacteur du Programme Commun de la Gauche, l’économiste du PC Philippe Herzog. Comme quoi à Bruxelles, droite et gauche c’est bonnet blanc et blanc bonnet. Les pertes des banques ne seront plus supportées par les contribuables, mais par les clients. Quelle avancée !

L’accord sur le bail-in prendra effet en 2015 et les prélèvements sur les comptes bancaires en 2016 et cela concernera les comptes de plus de 100.000 euros. Dans le cas ou la ponction sur les comptes n’est pas suffisante, l’état pourra nationaliser la banque (là vous pairez une 2ème fois, mais en tant que contribuable).

Avant, vous deviez en tant que contribuable renflouer les banques, aujourd’hui, comme dit Barnier, c’est une pratique du passé, ce sont les gens qui déposent leur argent en banque qui sont responsables et comme il est obligatoire de disposer d’un compte bancaire, vous n’avez pas le choix. Chaque déposant est garant de la santé de sa banque mais lorsque celle-ci s’enrichit, il n’y a rien pour le client qui n’est là que pour les pertes. C’est ce que les banquiers appellent la « dissémination des risques ». Avant, les banques avaient gardé le risque pour elles, maintenant elles sont généreuses, elles le refilent au public et à ses caisses de prévoyance. Et en plus, dorénavant on prévoit de le faire autoritairement après 2016.

 

Qu’est-ce que la titrisation ?

Comment faire 20% de bénéfice annuel, alors que la progression de clientèle d’une banque n’est que de 2% par an, tout simplement en faisant de la « tritisation ». Ce système pour faire plus d’argent est un des fleurons de la créativité financière anglo-saxone. Une banque ne peut prêter qu’en fonction des dépôts qu’elle détient, mais imaginons une Banque A qui va voir une Banque B, et lui demande de garantir le paquet de 9€ de crédit qu’elle vient de donner à un client. Comme la Banque B lui donne cette garantie, il n’y a plus de problème de règles prudentielles puisque la banque a obtenu une couverture. La Banque A peut donc recommencer à prêter de nouveau 9€… sans avoir, bien sûr, les dépôts en face. En échange, la banque B demandera aussi à la banque A de lui garantir ses crédits. Au bout d’un certain temps, plus personne ne sera en mesure de dire quel crédit ou encore qui a la créance correspondante ! On ne sait plus qui a acheté quoi. C’est comme cela que les banques fabriquent des « Produits toxiques » qu’elles disséminent en les revendant.

 Le Grand reset avant 2017

Depuis quelques temps on entend parler du « grand reset », c’est à dire la grande remise à zéro du système monétaire et de la dette. Cela va toucher notamment la dette des états, cela va avoir lieu et va nous ruiner ! Mais rassurez-vous les financiers n’en veulent qu’à votre argent.

Christine Lagarde, directrice du FMI en a parlé lors du dernier Forum de Davos. Dans son discours, elle a rappelé que les dettes des états a atteint dans le monde 100 000 milliards de dollars en mars 2014 et qu’il était temps de parler de reset car la plupart des pays n’étaient plus dans la capacité de rembourser. Il fallait donc procéder comme pour les bail-in, à savoir ponctionner arbitrairement les comptes des clients des banques pour résorber la dette de chaque état.

On essaye de nous vendre depuis 2 ans une reprise mondiale, mais on voit bien qu’elle ne se fait pas sur une progression des chiffres d’affaires des entreprises, mais sur les résultats obtenus par des compressions de personnel et des délocalisations. Nos dirigeants sont parfaitement informés de ce qui va se passer dans les années ou les mois à venir et nous allons vivre une grande remise à plat du système monétaire mondial car, malheureusement, d’après de nombreux économistes, il n’y aura aucune autre solution. Cela sera douloureux.

Stop à l’aide aux banques

Les financiers ne vont pas s’asseoir sur le remboursement de la dette. Or depuis 2 ans, non seulement nous avons notre propre dette, près de 2000 milliards, mais aussi les engagements vis à vis de l’Europe pour le sauvetage de l’euro (enfin plutôt des …banques). Il y en a pour l’instant pour 158,5 Milliards d’euros engagés par la France sans garantie de remboursement par :

  • La Grèce : nous remboursons la Banque Goldman Sachs qui a prêté de l’argent aux banques grecques pour falsifier leurs comptes et rentrer dans l’Euro,
  • L’Irlande : remboursement des dettes des banques privées de l’Irlande dont le gouvernement irlandais est responsable,
  • Le Portugal : remboursement des dettes du gouvernement portugais,
  • L’Espagne  : remboursement des promoteurs immobiliers qui ont spéculé avec la complicité des banques espagnoles (l’Espagne a construit plus que la France, l’Allemagne et l’Italie réunis).

Parmi les conditions imposées à Chypre pour bénéficier du prêt de 10 milliards d’euros, les dirigeants européens ont imposé des pertes sur les prélèvements sur les dépôts supérieurs à 100 000 euros. Ce type de mesures va certainement être répété lors de nouveaux sauvetages de pays en difficulté. Or, ceux-ci ne manquent pas, après Chypre, la Slovénie, l’Espagne, l’Italie, voire Malte et même le Luxembourg, sont les possibles prochains états qui devront être soutenus.

Que va faire Hollande ? rien pour nous sauver en tout cas.

On en est à près de 2000 milliards d’euros de dette publique et avec un économiste comme Hollande aux manettes, il est clair qu’il y aura sans doute 1200 à 1500 milliards d’épargne privée qui vont disparaître. La question est de savoir comment ? Est-ce qu’il va nous coller des impôts, prélèvements, ou taxes nouvelles ? Je pencherais plutôt vers une solution à la chypriote parce que politiquement, c’est ce qu’il y a de moins douloureux et de plus facile à décider pour le pleutre Hollande. Responsabiliser les épargnants qui possèdent plus de 100.000 euros en banque ne jettera pas des foules de manifestants dans la rue. Hollande, dont l’ennemi était la finance, s’est couché devant les banquiers français : donc pas de séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires. Aujourd’hui, si vous avez plus de 100 000 euros : c’est à vous de choisir une banque qui n’a pas de trader. On rend les déposants responsables du choix de leur banque alors que leurs chiffres sont bidonnés, les bilans truqués et manipulés de façon éhontée. Ceux qui s’en sortent sont ceux qui pratiquent l’évasion fiscale.

Le bail-in de Bruxelles est ponctionné au-delà de 100 000 euros de dépôt … , mais le fonds de garantie mis en place pour les montants inférieurs est insignifiant (70 mds d’euros), lorsque le système « Banque centrale – Etat – Banques » sera en faillite tout va s’évaporer.

C’est incroyable que l’on tente de nous faire avaler insidieusement que déposer son argent sur un compte bancaire, c’est comme un placement ou un investissement à risques ! Les comptes ne sont pas des titres boursiers que je sache… Depuis fort longtemps en France et en Europe, on est obligé de posséder un compte bancaire et, en plus, il faudrait assumer les pertes des banquiers.

Le seul moyen de sauver nos économies est de faire comme 95% des états de la planète, faire marcher la planche à billets et de ne plus emprunter aux banques privées, ce qui implique au moins la sortie de l’euro et la remise des dettes à zéro en refusant de payer ces milliards qui ne sont, en fait, que des intérêts payés à des banksters.

 

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US Go home! !

barack-HUSSEIN-obamaC’est fou comme la France évolue… en mal, Hollande aura laissé une trace dans l’histoire : un timbre avec l’effigie d’une Marianne ukrainienne. Depuis Pompidou jusqu’à Hollande, les présidents successifs ont détruit la France en douceur pour mieux la vendre aux américains. Le seul qui a défendu notre pays a été de Gaulle, mais les américains ont tout fait pour qu’il dégage. Aujourd’hui, les américains nous montrent un avant-goût du traité transatlantique avec l’amende colossale de 16 milliards de dollars qui pèse sur la tête de la BNP Paribas. Même Mitterrand, juste avant de mourir, avait fini par nous dire la vérité sur cette guerre économique engagée par les Etats-Unis : « Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. » Aujourd’hui, c’est Wladimir Poutine qui nous montre le chemin, et c’est le seul ayant rendu hommage au général de Gaulle qui aurait dû être le héros du 70ème anniversaire du débarquement et non les deux comiques Culbuto et Barack Hussein qui ont fait leur cinoche.

 

Ils ont poussé de Gaulle à la démission

Les Américains n’ont jamais pardonné au général de Gaulle la sortie de la France de l’OTAN (que Sarkozy a annulé), le discours de Pnom-Penh contre la guerre au Vietnam et surtout la remise en cause du « privilège exorbitant du dollar ». Cette monnaie de réserve mondiale, le dollar permet aux USA de vivre à crédit sur le dos du monde en faisant marcher à tour de bras la planche à billets… De Gaulle avait fait fermer les bases américaines en France et avait notamment nationalisé la Banque de France car il considérait que la production de l’argent est une source de revenu indispensable à l’État (en 1973, Pompidou interdit à la Banque de France de prêter directement à l’état français qui dut s’adresser aux voleurs des banques privées). De Gaulle voulait l’Europe, mais indépendante, ni rattachée aux États-Unis, ni à la Russie (à l’époque URSS), seulement, là aussi, il y avait un problème. L’Amérique poussait la Grande-Bretagne à s’intégrer à l’Europe, mais de Gaulle faisait obstruction. Le problème qu’avaient les USA avec la France est qu’à l’époque notre pays était une nation puissante pas facile à manipuler et munie de l’arme atomique. De Gaulle envoya la marine nationale aux Etats-unis, pour récupérer l’or de la France ( que les Rothschild avaient retiré des coffres de la Banque de France avant-guerre et transféré aux Etats-Unis. Voir : Il faut rendre aux Rothschild ce qui leur appartient : la dette… Et aux français : leur or !) en échange de billets verts, monnaie de singe dont il ne voulait plus. Il avait essayé d’entrainer avec lui, dans la suppression du dollar-papier, l’Afrique du sud, les pays arabes, la Russie, la Chine… Les stocks d’or US fondaient. De Gaulle était une entrave aux projets des américains, il fallait l’écarter du pouvoir.

Il fallait faire en sorte qu’il quitte son poste pour mettre en place quelqu’un plus enclin à servir les USA, l’homme idéal fut un ancien de la banque Rothschild qui fut premier ministre du général, Georges Pompidou. Dès que ce dernier fut élu président, il contribuât à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE et donc de l’influence des USA en Europe. La France commençât à être endettée auprès des banques privées avec la loi « Pompidou-Rothschild » de 1973 transposée dans le « Traité de Maastricht », les frontières disparaissent, la monnaie est remplacée, nos institutions et nos entreprises petit à petit sont détruites et le pays est régionalisé pour être bientôt livré aux Etats-Unis avec le traité transatlantique.

La véritable raison du départ de de Gaulle fut les évènements de mai 68, le référendum seulement un prétexte car il en avait assez. Certains gaullistes ont évoqué l’implication du Mossad (Israël se serait vengé du soutien français aux pays arabes après la Guerre des Six Jours) ou de la CIA (les Etats-Unis affaiblissant un régime gaulliste qui avait sorti la France de l’OTAN et critiquait l’escalade militaire au Vietnam…). En Juin 68, Cohn-Bendit déclarait à Hervé Bourges: « Il semble que la CIA se soit intéressée à nous ces derniers temps : certains journaux et associations américaines, filiales et intermédiaires de la CIA, nous ont proposé des sommes importantes ….»

Un avant-gout du traité transatlantique !

Hollande est un peu coincé, il s’était déclaré l’ennemi de la finance avant les élections. Depuis 3 semaines, la Banque BNP Paribas est sous le joug de la justice américaine qui lui réclame une forte amende. Alors que l’on parlait de 3,5 milliards de dollars, aujourd’hui, c’est 10 milliards de dollars soit 7,3 milliards d’euros qui sont réclamés à la Banque française. Pourtant c’est une habitude en France, nos gouvernants ont toujours soutenu les banquiers (Crédit Lyonnais, Société Générale). Rappelez-vous en mars 2001, Michel Sapin (ministre de l’Economie d’avril 92 à mars 93) est visé dans l’affaire du Crédit Lyonnais. Résultat, le ministre est blanchi, le contribuable en est pour 20 milliards d’Euros de sa poche et aujourd’hui, Hollande fait tout un pataquès pour récupérer 400 millions d’euros auprès de la personne qui a été grugée par la banque, Tapie .

Certes les banquiers sont des voyous, mais il y a pire qu’eux, ce sont les américains ; ils ont décidé depuis longtemps de chercher la croissance..chez les autres ! Le gouvernement français d’ordinaire si prompt à défendre les intérêts français a mis plus de 3 semaines avant de réagir. Culbuto vient de prendre le dossier en mains, mais que va t’il faire comme d’habitude gesticuler parler haut et fort et une fois face à Obama, il va parler fromage, saucisson et Hamburger. Tout le monde sait qu’Obama n’interviendra pas dans le dossier de BNP Paribas, parce qu’aux Etats-Unis, un président n’intervient jamais dans les problèmes de justice, tout comme en France, l’état ne paye jamais de rançon pour la libération d’otages. Ce sont donc les usagers de la banque qui paieront et, s’ils ne peuvent pas, les contribuables français, on a l’habitude…

 Que reproche t-on à BNP Paribas ?

Comme c’est bizarre, les américains s’en prennent surtout aux banques européennes, après ING Bank, HSBC, Crédit Suisse, ABN Amro, Lloyds, Barclays et Royal Bank of Scotland, la justice américaine met en cause BNP Paribas mais si ces banques sont toutes étrangères, c’est un pur hasard. Les transactions en cause ont été faites à partir de Genève et ont concerné des ventes de matières premières pour l’essentiel ainsi que des pièces détachées, notamment de Peugeot Citroen en Iran. Il ne s’agit donc nullement de commerce illicite et les entreprises concernées avaient tout à fait le droit de commercer avec l’Iran, le Soudan et Cuba, puisqu’aucune n’est une entreprise américaine et l’embargo décidé par les Etats-Unis ne les concernait pas.

Si le dollar a été utilisé, c’est parce que c’est une monnaie de réserve internationale qui a été imposée par les accords de Bretton Woods. Si les Américains en veulent une autre, qu’ils le disent plus clairement, de toute façon certains pays comme la Russie et la Chine sont en train de s’en occuper (Voir : Il faut sauver le soldat Dollar !). La banque est accusée d’avoir violé les embargos américains sur l’Iran, Cuba et le Soudan, sur la période allant de 2002 à 2009, alors que tout a été fait depuis la Suisse. La justice américaine implique la banque car la compensation a été faite aux Etats-Unis du fait de l’utilisation du dollar pour les transactions. Bref du commerce franco-français en terre perse, avec des devises américaines, qui pourrait coûter cher à la banque. Outre le prix de l’amende, la banque risque une interdiction temporaire de travailler sur le sol américain.

La justice américaine s’appuient sur des principes d’extra territorialité qui n’ont pas lieu d’être. D’un point de vue international, ces transactions sont parfaitement légales. Le seul fait de passer par la chambre de compensations de New York fait s’appliquer le droit américain sur l’ensemble de la transaction, cela revient à dire que la grande majorité du commerce international qui s’exécute en dollars est aussi soumise au droit US. Ce n’est pas acceptable.

Les USA s’arrogent une compétence juridictionnelle extra-territoriale (tout comme en matière d’impôts), ce qui est unique dans le monde !

Une justice à la tête du client

Les banques américaines, suisses ou anglaises ont fait de la fraude fiscale (ce qui est beaucoup plus grave que la compensation de BNP-Paribas) mais ont été beaucoup moins pénalisées. Pour l’amende d’HSBC qui a été de 1 milliard de dollars contre 10 à la BNP Paribas, les Etats-Unis ont fait valoir qu’ils ne voulaient pas plomber l’économie anglaise. Le système judicaire américain est rodé, on assigne, on négocie, l’accusé plaide coupable et accepte de ne pas faire appel. A la fin, la plainte est classée contre une belle rémunération. Un système de voyou !

Aux Etats-Unis, les procureurs sont souvent téléguidés par les lobby des banques US ou d’autres secteurs. C’est le moyen pour des multinationales comme GM, Ford, Microsoft, Google ou Boeing qui savent les utiliser pour affaiblir la concurrence. Les américains imposent leur monnaie au monde entier (le commerce des matières premières se fait obligatoirement en dollars) et interdisent aux européens d’utiliser l’euro. Et où trouver du dollar sinon aux Etats-Unis?

Barack Obama n’a rien fait contre les banques américaines responsables de la crise des subprimes en 2008. Il veut montrer à son opinion publique qu’il surveille les banques et qu’il les sanctionne.

L’amende serait en réalité de 16 milliards de dollars

On parlait de 10 milliards de dollars, mais depuis hier 5 juin, c’est la surrenchère entre Paris et Washington. Avant son arrivée à Paris, Obama a opposé une fin de non recevoir à la demande de Hollande d’intervenir en faveur de la banque française en disant qu’il ne se mêlerait pas de ce dossier. Aujourd’hui, l’agence Reuters annonce que l’on ne parle plus de 10 milliards mais 16 milliards de dollars et Fabius vient d’intervenir au lendemain du diner entre Obama et Hollande en mettant en balance une levée de l’amende contre l’acceptation du traité transatlantique. On sait bien que Fabius Collabius est très favorable au traité, il ne trompe personne avec ses menaces de refus de signer le traité. Ne serait-ce pas un coup du gouvernement pour faire passer le traité transatlantique en douce auprès des français qui semblent de plus en plus opposés.

En Amérique, il est, parait-il, rarissime de voir le président intervenir dans une affaire judiciaire, pourtant les procureurs fédéraux sont tenus de suivre les directives de l’exécutif. Obama est de mauvaise fois, il ne se gêne pas quand il s’agit des intérêts américains (Quand Apple était en danger a cause des plaintes de Samsung, Obama était intervenu! ) et les petites sanctions appliquées aux banques américaines pour amuser le bon peuple. Et que dire de l’Iran-Gate quand le gouvernement US faisait livrer des armes à l’Iran via Israël en violant son propre embargo.

Faire croire qu’Obama ne se mêle pas des affaires économiques de son pays est faire preuve d’ignorance. Aux USA, le gouvernement est toujours là pour défendre les entreprises américaines, la CIA fait même de l’espionnage industriel.

Obama nous fait payer notre lenteur dans le traitement de l’accord de libre échange et la vente de nos bateaux Mistral !! Qui peut naïvement croire qu’il n’y a pas d’interventionnisme aux USA? Il faudrait être naïf !!!

Alors on attend la réaction de Culbuto 1er !

Hollande espérait redorer son blason lors du D Day, après deux déroutes électorales, un conseil européen ou il est passé pour le mauvais élève de l’Europe, un contrat de compétitivité en panne et un lancement à moitié raté de sa réforme territoriale. Tout devait aller comme sur des roulettes, il allait être le centre d’intérêt de la fête et ne voilà t-il pas que sous la pression, il se sent obligé de prendre le dossier BNP Paribas et d’affronter son maitre Obama, de peur d’ être taxé d’immobilisme.

Là, notre président a un vrai dossier à traiter. Sur que c’est plus facile d’envoyer nos militaires en Afrique, tout en leur coupant les crédits ou de faire sortir Sarko one pour l’inauguration de l’exposition Solidarnosc à Varsovie (Combien cela a t-il coûté ?). C’est beaucoup plus difficile de coincer Obama sur ce coup bas porté à la BNP Paribas. Nous attendons une riposte bien sentie de Culbuto. Pour l’instant on a eu droit qu’à Fabius qui s’est un peu agité, mais on sait bien que c’est pour se donner bonne figure et puis il est hors de question d’accepter une baisse de l’amende contre la signature du traité transatlantique.

Les européens sont plutôt muets, quand il s’agit de sanctionner un état membre on les entend, mais jamais pour soutenir les intérêts menacés de l’un d’eux. C’est toute l’Europe qui devrait s’indigner de l’importance de la sanction et pas seulement Fabius. Obama est incompréhensible, qu’il explique pourquoi cette forte amende au moment d’une détente avec l’Iran, de la préparation de l’accord commercial transatlantique…et surtout pourquoi avoir mis ce Souk en Ukraine…

Je propose qu’on leur fasse payer aux américains:

  • Le maquillage des comptes grecs par Goldman Sachs qui a coûté 200 milliards d’euros.
  • L’invasion injustifiée de l’Irak et ses centaines de milliers de morts.
  • La crise des subprimes née chez eux qui a jeté dans la misère des millions de personnes.
  • Bloquer le traité trans-atlantique, montrer que nous pouvons tenir tête à ces psychopathes.
  • Faire comme de Gaulle, sortir de l’OTAN.
  • Négocier des accords commerciaux en euros (hors dollars) et vous verrez l’attitude des cow-boys.

 

Il faut que Culbuto arrête de lécher les bottes d’Obama comme ses prédécesseurs l’ont fait avec les présidents américains les plus crapuleux (Nixon, Kennedy, Clinton, Bush, Obama et l’abruti marchand de cacahuètes Carter). L’embargo était une décision unilatérale, les banques européennes n’ont pas à s’y conformer. Ces gens se croient les maîtres du monde. Les américains ne comprennent que la force. C’est la politique du colt ! Il faut changer les hommes en place, tant à Paris qu’à Bruxelles, ce ne sont que des chiffes molles.

Alors, je vous souhaite une bonne commémoration du 6 juin 1944 qui signa le début de l’esclavage de l’Europe par nos « sauveurs », qui soit dit en passant, ne se pointèrent que lorsque les Soviétiques firent l’essentiel du travail. (Dis Culbuto pourquoi Philippe de Gaulle n’a pas été invité ainsi que les chefs d’état africains dont de nombreux soldats se sont battus pour la France)

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